Je suis là, dans une salle, où l’odeur de l’alcool me monte, seule à la tête, mon esprit vacille mais mes yeux se focalisent sur l’objet de mes désirs de convoitise. Je suis assis seul à une table au siège diablement confortable dans un décor assez sombre et élégant, mais comment expliquer une élégance quand elle est arrogante dans toute sa contenance ? Les parois sont recouvertes d’un noble tissu satineux bordeaux somptueux sans être duveteux, mais si je m’assoupissais dans un tel lit, cette texture pourrait me faire l’amour avec une telle intensité et volupté, m’en voilà presque excité surtout lorsque j’observe, des lèvres murmurer des paroles d’érotisme pure et dure dans un visage de perversité hautaine à la fois sensiblement cruelle. Une bête dénuée de sens qui cherche à fusionner en décrivant un acte d’amour avec un regard distant, fuyant, mais la courbure que prend la divine créature pour accentuer et intensifier ses dires de ses mains longues, fines, habiles, pâles aux bagues argentées métallisées ornées de croix inversées, sont un art à ravir qui m’éblouit.
Enfin bref me voilà dans une immense pièce à mater grossièrement avec une certaine note de chasteté, un artiste dans sa grandeur de splendeur, bien entendu d’autres personnes sont à proximités écoutant attentivement le chant, sans essayer d’en comprendre le sens et de trouver la sonorité lente et percutante correspondant aux paroles se mêlant prodigieusement avec l’accompagnement des membres du groupe. Mais qu’importe le chœur que peuvent former les guitaristes à la coiffure électriques et du clavier grondant de ses assourdissements mélodieux, ingénieux et volumineux comme les muscles d’un torse ruisselant, même si le monstrueux artiste que j’essai de dompter et d’attirer en vain l’attention est assez fin. Du moins c’est ce à quoi je songe, étant donné qu’il ne porte que du noir mais d’un tissu de velours pour le haut, aux lacets laissant son cou dévoilé ainsi qu’une partie de torse imberbe et qu’il porte un serre-taille à la cuirasse torride à la boucle métallique dominante. Je meurs d’envie de lui arracher avec les dents. Son pantalon, huum….. L’animal doit sûrement avoir une certaine répugnance à l’idée saugrenue que je vienne surgir nu de préférence à quatre pattes sur la scène pour le dézipper car il est bien prisonnier dans ses hautes bottes aux boucles plus fines mais plus présentes, ce qui allongeaient ses jambes sensuelles, mon dieu que je meurs d’envie d’y glisser ma langue jusqu’à son intimité.
Je me voyais d’ailleurs bien l’inviter à se joindre à moi et peut-être aurai-t-il prit l’initiative de me caresser la jambe avec ses monstrueuses chaussures et me fixer avec un regard carnassier tant il était d’un bleu perçant et brillant de malveillance mais peut-être qu’il en souffrait. Ce ne doit pas être un choix évident à prendre de devenir chanteur et surtout un énorme risque de se casser la gueule à gagner son unique revenu avec des CDs. Mais s’il le souhaite j’aimerais pouvoir lui faire l’amour et en contrepartie lui offrir une stabilité mais à mon avis ce n’est pas ce qu’il recherche, il aime le danger….. Non il est le danger, je suis sa proie sa victime.
Il semble lire dans mes pensées,
en cet instant il pénètre mon regard, ses cheveux sont humides,
mi-long noirs balayant souplement ses épaules carrées et assez
développées, je dois bien l’avouer. Ils passent sa main dans
une épaisse mèche de sa chevelure qui en reste en arrière et
redescendent progressivement devant son œil droit, ne le
recouvrant pas totalement, de façon irrégulière glissante vers sa
bouche en s’arrêtant avant la pointe de son nez fin et
régulier, tout en me désignant de son doigt vernis de noir pour
accentuer son :
私は、羨望
でも、あなたを感じることはありません。
J’ai envie de toi,
Mais tu ne le sens pas.
Son visage est sublimé de lumière, il ressemble étonnement à un ange noir, je divague et lui me fixe toujours plus, en jouant avec le support de son micro, telle une légère masturbation placé entre son index et son pousse glissant lentement vers le bas de la tige droite. J’aurais donné n’importe quoi pour ce touché étrange et affolant, lui et moi dans des draps de satin, j’en ai toujours rêvé en le détaillant sur une affiche pour la promo d’un de ses albums, en effet il en à déjà 5 et parait-il qu’il n’a seulement que 25 ans et il y’a un an il avait disparu, j’ai cru sombrer dans la folie. En cette soirée il faisait de nouveau son apparition et ce n’était pas trop bondé car il avait spécialement choisit une étroite salle pour un public restreint.
Ce matin Je n’avais pas perçue un quelconque privilège lorsque j’avais réceptionné un pli dans lequel il y’avait un morceau de bristol d’invitation VIP, pour cette sorte de réception où seul certains aristocrates pouvaient accéder pour apprécier une mélodie de Visual décalé et y mélangé une part de sensualité. Cependant je suis loin de vivre dans le luxe, étant journaliste dans une société quoi toutefois est renommée pour ses compétences relationnels et professionnels. J’ai étudié avec difficulté, longuement et durement à Tokyo pour y arriver, puisque je suis d’origine britannique, mais qu’importe, ça ne m’avait jamais apporté le bonheur. Je n’avais pas de problèmes de cœur car tout simplement je n’avais pas eut de relation avec quiconque et ce même en étant âgé de mes 22 ans, ayant passé deux classes, étant un peu plus jeune.
Soudainement coupure d’électricité, je reviens à la mélodie sur les derniers lents et paisibles tourments d’un essoufflement vocal brûlant, arrêté sur une phrase exténuée. Des paroles s’échangent en chuchotement, peut-être que cela fait partie de la mise scène externe du domaine relatif à la présentation et du déroulement du spectacle créatif et inventif.
Hélas je n’aurais pas le temps de me pencher sur la question, les inquiétudes sur le devenir de la prestation s’échappent de mon esprit, plus aucuns avis des inconnus ne parviennent à mon âme puisqu’il est là prêt de moi, je le sais sans percevoir aucuns de ses soupirs. Ses cuisses frôlent les miennes, ses mains s’échappent sur mon visage, je ressens ses bagues froides parcourir mes joues de ses mains moites et chaudes, son souffle glisse à présent sur mes lèvres, il est sur le point de m’embrasser, je le devine aisément, tant il gémit pour passer la pointe de se langue torride sur ma lèvre inférieur. Je me laisse emporter par cet unique baiser charnel, sa bouche me paraît inaccessible mais je sais à quel point elle n’est ni imposante, ni pinçante, elle est à mon goût rebondie, rosie, tendre autant que sa douce langue. Sans m’en rendre compte alors que nos lèvres se touchent et que nos langues farouches s’emmêlent, mon boxer glisse tant mon pantalon de costume sur mesure et assez prêt du corps est déjà ouvert, et sans patience, non pas que je pourrais le reprocher il glisse ses doigts soudainement dans ma bouche, pour les introduire entre ses fesses. Je ne peux m’empêcher de malaxer cette peau ferme et pleine. Et comme si le temps le pressait, il vint rapidement s’empaler sur mon sexe, évidemment tendue, il rejette sa chevelure d’ombre sombre en arrière, commence à haleter, l’anus dilaté, les coups de reins déchainés et réguliers. Il me fait l’amour comme s’il n’avait attendue que cela, pendant qu’il animait la soirée par le simple fait d’être monté sur scène et de l’avoir ainsi sur le bout du sexe, je ne pus réprimer un gémissement suivit d’une expiration en soufflant son prénom, le corps en fièvre, les yeux perdus dans l’obscurité, essayant de redessiner l’artiste sur mes cuisses :
- Eichi……..
Retour brutal à la réalité ses mots pénétrant m’ont fait divaguer, il n’y a jamais eut de coupure, je suis seul à fantasmer et surtout à repenser au prénom que j’ai ressassé en moi : Eichi, je relativise, c’est bien son nom de scène, Eichi du groupe « Jorougumo » traduit littéralement par : « l’araignée prostituée », mais en dehors se prénomme-t-il réellement ainsi ? J’ai envie de savoir. Pendant que je le vois légèrement se déhancher par des mouvements très lents et calculés, je ne peux m’empêcher de l’imaginer sur moi et encore mieux moi en lui, il avait l’air d’apprécier et je trouve ça excitant de le prendre sur son propre territoire, un homme qui écarterait les cuisses sur scène, en voilà une scène comme je les aime. Rien que d’imaginer mes doigts glisser entre ses fesses humides et chaudes, j’aimerais bien savoir comment il fait l’amour et surtout pourrait-il le faire avec un homme, avec moi en particulier car il me fait le plus bel effet.
Alors que je tente tant bien que mal de noyer mes ardeurs dans mon seul et unique verre de vin, en épiant la bête érotique dans son serre taille sadique et perfide, celle-ci acheva son œuvre dont il fallait y savourer chaque notes interprétées à la seconde même où elles naissaient de ses lèvres, par ses dernières susurres telle une profonde fissure en mon âme :
私はあなたの唇にしがみついて死ぬだろう。
Je mourrais accroché à tes lèvres.
La créature angélique, aux yeux tirés et affinés, traits typique japonais, les yeux maquillés de noirs aux larmes extrêmement fines sur les côtés en deux traits joliment apprivoisés sans être trop vulgaire ni grossièrement, les lèvres saupoudrés d’un léger maquillage de bâtonnet noir cerise ensanglantés exténués par la pigmentation sombre. Le teint et la parcelle visible de son être si pâles et apparemment sublimés d’une poudre légère, épousant son visage de façon machiavéliquement cendreuse et mystérieuse comme son regard ténébreux et fiévreux. Clos ses yeux, baissant légèrement la tête, tout en maintenant de ses doigts la tige de son micro, les cheveux légèrement libre de leurs pointes, le bras plié d’une façon cérémonieuse et charmeuse, sa main gauche, était plus en arrière et tout à fait remontée, les doigts décontractés de ses bagues contrastées d’éclats blanc hurlant aux reflets métalliques brûlants de lumière, les jambes quelque peu espacée comme une désinvolture assez intime et fragile. A cela des applaudissements fusèrent de part et d’autre, des roses surgissent, des lettres tapissent les planches noires de la scène ou se tenait l’être convoité de sa généreuse prestance talentueuse.
Toutefois alors que le public semblait en redemander, la scène commençait déjà à disparaître sous les pleurs d’une demoiselle, aussi charmante pouvait-elle l’être dans sa tenue noir grisée au décotée dévergondé, les cheveux dénoués, les lèvres glosées, les talons aiguilles très efféminés, sans doute aurait-elle pu terminer sa soirée avec Eichi, ou alors c’était salir le prénom et la réputation du ténébreux chanteur en songeant à cela, entre autre, à se taper la première venue en se servant de son influence enivrante…….
Néanmoins Eichi, ne paraissait pas l’entendre et demeura immobile jusqu’à la fermeture totale du rideau. Il n’en fallut pas plus pour River Evans, yeux verts ambrés, cheveux châtains dorées légèrement foncés d’une définition en pointe parfaite qui glisse dans la nuque, des cheveux assez libre sans être totalement long avec cependant un raie légèrement penchée sur le côté droit, laissant une mèche plus abondante sur le côté gauche de son front, appauvrissant celle de gauche formant un rehaussement frontale taquin et séraphin. Un œil pétillant un sourire qui s’étirait assez facilement sans être totalement remarquable qui souligné une légère excentricité. Cet homme s’était donc déjà élancé à travers les coulisses, s’étant infiltré dans une issue dissimulée dans l’ombre à côté de la scène, effaçant les couloirs étriqués, figés, allongés. Le cœur battant, cherchant, détaillant chaque enseigne de son intitulé. Plus il parcourait l’immensité silencieuse et trop illuminé des couloirs aux projeteurs perturbateurs, prédateurs, aveuglant avec conscience le jeune journaliste, plus il semblait s’éloigner d’Eichi, mais peut-être avait-il quitté les lieux prestement ? Non cette interrogation refusait de s’installer dans l’esprit de River et pour cause son cœur se serra dans sa poitrine meurtrie, s’arrêtant d’un seul coup, les yeux plantés sur le prénom d’Eichi, encré sans subtilité. Sans réfléchir, River agrippa la poignée et en poussant la porte se retrouva face à la créature de ses fantasmes les plus tendres et pervers, le visage légèrement démaquillé mais dont la sensualité semblait effleurer River.
- Bonsoir, j’aime assez l’audace mais venant de vous monsieur Evans, c’est encore plus excitant, je vous en prie fermez la porte.
M’incita-t-il délibérément assis d’une façon intrigante, une jambe repliée sur l’autre, installé de dos à la glace et sur le support qui l’avait probablement assisté lorsqu’il s’était maquillé. De sa main droite il torturait de caresses répétitives, ses cheveux du côté droit aux longueurs irrégulières à l’arrière et sur les côtés de son cou, mais ce qui m’électrocuta était qu’il savait mon prénom, alors que je fermais la porte comme un automate devant son regard dominateur, il poursuivit :
- Comment je sais cela ?
S’interrogeât-il d’une façon douteuse mais charmeuse au ton de sa voix harmonieux, mélodieux, envieux, rejetant sa mèche rebelle, relevant sa tête, pour reprendre en me fixant d’une façon humaine :
- Et bien j’étais dans votre classe un temps passé……
Souffla-t-il comme s’il en avait était brisé, du moins c’est ainsi que je le percevais.
- Mais je ne ressemblais pas l’animal que je suis désormais,
Sembla-t-il déplorer, comme s’il aurait voulu me violer au lycée, seulement c’était ce que j’imaginais, or au ton de sa voix, il en semblait déprimé.
- Jamais vous n’aviez aperçu combien je vous aimez et très peu assuré de mon physique je n’osais venir à vous, cependant en cette soirée j’ai décellé dans vos yeux une envie de me déshabiller pour découvrir un torse finement musclé. Vous ne pouvez imaginer l’émotion qui m’a traversé en vous voyant assis ici, tout en ayant accepté mon invitation personnelle.
N’omit-il pas à souligner dans un souffle de chaleur que je ne pu ressentir, mais sa voix laissait transparaître un trouble…… Oui, un trouble de se retrouver l’un en face de l’autre et que je puisse l’admirer.
- Eichi Yamashita, murmurai-je, sans avoir la chance de lui avouer un amour réciproque, sa langue s’était aventurée dans ma bouche alors qu’il s’était relevé d’une façon lente et toujours précise, ne me lâchant plus du regard, craignant la fuite sûrement. Je pourrais probablement en cette soirée faire l’amour pour la première fois entre de délicats draps de satins, enfin s’il en possède mais en connaissant son tempérament dévoué et attentionné, certainement qu’il y aura pensé, même si romantisme ne semble pas se conjuguer pour lui avec érotisme.
我々にとって音楽をならす
音楽別。
Une musique pour nous apprivoiser
Une musique pour se séparer.
Fin
La Rose Noire
Ceci est donc un One Shot, cependant peut-être qu'un jour cela deviendra une histoire à part entière sans image de sim, je mets cela en compensation de la fin assez tragique de hov 2, et je vous présente mes meilleurs voeux en retard.
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